From ton cul

From ton cul
Attention, oeuvre majeure! Nus nous attaquons à une BD de très haut niveau. Un comics d'exception devenu une référence. Peut être la plus grande oeuvre du génie Alan Moore, le grandiose From Hell.

Kézako From Hell? From Hell, c'est ainsi que Jack l'éventreur a signé sa lettre à al police anglaise. De l'enfer...

Mais qui était Jack l'éventreur? Le mystère est, encore aujourd'hui, entier et fascinant. Car nous avons là des évènements qui ont marqué la fin du 19ème siècle et la décadente ère victorienne.

Alan Moore donne une réponse. Sa réponse. Sa vision des choses. Il faut bien prendre cela comme ça. L'épais ouvrage contient de nombreuses pages de notes expliquant quels faits sont réels, lesquels sont purement imaginaires et lesquels sont supposés à partir d'autres évènements.
Moore tisse une toile mêlant folie, ésotérisme et personnnages de l'époque à ces histoires atroces. On y verra ainsi Oscar Wilde ou le jeune Aleister Crowley.

Les sources de Moore sont diverses et évoquées à la fin du recueil dans une petite BD patlant de la chasse aux mouettes. Il y a décrit la fascination que ces meurtres ont exercés sur les gens jusqu'à aujourd'hui, les théories diverses plus ou moins farfelues, le tout avec beaucoup d'humour.

Le trait d'Eddie Campbell, sombre, torturé, sied parfaitement à cette histoire. Les scènes les plus violentes semblent brouillées et laisse place à l'imagination du lecteur.

Imagination qui est très sollicitée au cours de la lecture. La fin, notamment est vraiment énigmatique. Sans les notes, on ne comprendrait sûrement pas la moitié des références. Quant à l'enigmatique page 495, à vous de voir. Chacun doit se faire son idée sur ce point d'interrogation laissé par Moore.

On ne ressort pas indemne de la lecture. Tout est si dense, les personnages ne sont ni noirs ni blancs et tous bien développés. On suit de si près l'éventreur qu'on commence à al comprendre, on découvre son point de vue. On subit les critiques qu'il nous adresse. On ressent même une certaine empathie pour lui.
C'est peut être ça, le plus dérangeant avec cette oeuvre.
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# Gepost op donderdag 14 december 2006, 06u35

Pour cent balles, t'as plus rien.

Pour cent balles, t'as plus rien.
Imaginez....
Vous avez vécu un mauvais moment, vous avez morflé. Vous pensez savoir pourquoi.
Puis l'agent Graves arrive. Avec sa malette. Ce n'est pas un policier, non. Il est là pour vous offrir quelque chose.
Dans sa malette, toutes les preuves démontrant que vous avez été manipulé. Que si vous avez morflé, c'est à cause de quelqu'un d'autre. Mais ce n'est pas tout ce qu'il y a dans la malette. Il y a aussi una arme et cent balles. Impossible de les identifier. La police ne peut rien contre vous. Vous ètes au dessus des lois.

Tel est le point de départ de 100 Bullets, clairement le polar de ce début de siècle.
Aux histoires de ces gens floués se mèle celle de Graves. Une espèce do'rganisation louche et très puissante est à ses trousses et il n'hésite pas à donner sa malette à des gens pouvant lui servir.

Brian Azzarello tisse une histoire qui accroche. Ses personnages meurtirs par la vie sont intéressants et tous confrontés à ce choix cornélien : que faire de cette arme? De cette impunité? Est-ce que cela vaut le coup de devenir un meurtrier pour se venger?

Eduardo Risso met en images l'intrigue. Trait simple et efficace, parfait pour ce genre de récit.

Les passages lents et rapides s'enchaînent sans problèmes et l'intrigue est très accrocheuse. Les élements sont donnés au compte-goutte et on est happés par cette histoire, ce suspense, les vies de ces personnages brisés. On a vraiment affaire à une grande oeuvre.

Deux tomes ont été publiés en VF. Le trosième est en route. Jetez-vous dessus les yeux fermés, vous m'en direz des nouvelles.
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# Gepost op maandag 11 december 2006, 07u15

Gewijzigd op donderdag 14 december 2006, 06u22

Explosons-nous les tympans

Explosons-nous les tympans
Allez, reparlons musiques avec cette fois un bon son pas doux du tout, bien bourrin et bien entrainant.
Les petits gars de Kevorkia ont réussi avec Elusive à sortir un très bon album. Ces huit titres parviennent sans problèmes à mélanger sonorités hardcore et death. Pas pour les bambins donc.

Guitares déchainées, chant bourrin et efficace. Rien à redire niveau technique. Le groupe se paie même le luxe de nous étonner avec un morceau de piano faisant la transition entre deux bons moment de franche sauvagerie musicale.

Mais ça ne veut pas dire que c'est du n'importe quoi. Non. Tout au contraire. Les morceaux sont carrés et précis. Tout est extrêmement bien maitrisé. Un énorme énergie ressort de cet album et l'écoute est un vrai bon moment.

Et puis, il ne faut pas oublier un point essentiel : le live. J'ai découvert cet album lorsque le groupe est passé au Mans dans une salle assez pitoyable.
Ils ont fourni un excellent set, assuraient vraiment sur scène et ont transmis toute leur énergie au public.
Un vrai bon moment, mes enfants.

# Gepost op zaterdag 09 december 2006, 05u05

Asterix sous stéroïdes?

Asterix sous stéroïdes?
Reparlons comics et super-héros. Le sujet d'aujourd'hui? Thor!
Créé par Stan Lee et Jack Kirby dans Tales of Suspense, ce héros est le célèbre dieu nordique, envoyé sur Terre par son père Odin. Il sera l'un des fondateurs des vengeurs, combattra son demi-frère Loki ainsi que d'autres monstres issus de la mythologie nordique.
Il cotoyera certains autres dieux tels Arès ou Hercule, eux aussi présents dans l'univers Marvel.

Mais au lieu de parler de l'intégralité de la carrière du grand blond, parlons plutôt de Thor : Ragnarok, story-arc concluant sa deuxième série régulière et Thor : Blood Oath, mini série récemment parue en VF.

Dans Ragnarok, rien de ne va plus. Odin est mort récemment et Loki se déchaine, ravageant le royaume d'Asgard.
Thor demande l'aide de ses amis Vengeurs dans un premier temps. Mais il se rendra compte qu'il est face à la plus grande bataille de sa vie.

Aux commandes, Daniel Bermari, Michael Avon Oeming et Andrea di Vito aux dessins. Les auteurs se sont clairement déchainés sur ce coup. Les morts s'enchaînent. Thor découvre peu à peu les secrets de son père. Pourquoi ce dernier l'a envoyé sur Terre et quels sont les secrets d'Asgard. Il va devoir faire des choix importants et comme le signale le titre, ça ne peut que mal se finir.

On a affaire à six épisodes bien sympathiques. Grpahiquement, c'est très intéressant et le scénario est très dense. Pas le temps de s'ennuyer, l'action et les révélations s'enchaînent pour le plaisir du lecteur.
On a là des épisodes très funs, simples à lire et accessibles à tous.

Blood Oath est scénarisé par Oeming et dessiné par l'affreux Scott Kollins.

L'histoire se déroule avant Ragnarok et nous montre un Thor bien embêté. Ses amis ont tué par inadvertance le fils du roi des géants, espèce en guerre avec Asgard depuis la nuit des temps. Ce dernier exige réparation et propose un marché à Thor : lui et ses amis doivent relever des défis impossibles pour son bon plaisir.

Malgré les dessins de Kollins, on passe un très bon moment devant cette histoire. Là encore, de l'action, du fun et pas d'histoire interminable. Simple d'accès, l'histoire mélange habilement mythologies nordiques, celtes, égyptiennes, grecques et japonaises. Rien de moins.
On peut y voir un petit cours de mythologié mondiale!


Voilà, en conclusion on a deux bouquins sur Thor, faciles d'accès, bien réalisés et qui promettent au lecteur de passer un bon moment. Que demande le peuple?
Des sous?
Ouais, et bien moi aussi j'en demande alors faites pas chier.
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# Gepost op vrijdag 08 december 2006, 08u54

Appel en PCV

Appel en PCV
Attention, nous abordons ici un mythe, une montagne, un album mythique. Je vais vous causer de London Calling des Clash, un groupe auquel je tiens tout particulièrement.

Les Clash ont émergé en 1976, durant la vague punk. Formé originellement de Joe Strummer, Mick Jones, Paul Simonon et Terry Chimes, ils sortent un premier album chez CBS. Le punk est évidemment le thème principal, mais on décèle tout de suite une originalité sous la forme de sonorités reggae.

Chimes est viré et remplacé par Nick 'Topper' Headon, batteur de jazz. Le groupe sort un autre album après un petit voyage en Jamaïque. Puis en 1979, la bombe. London Calling.

Double album vendu au prix d'un simple, il est la rencontre de toutes les influences des Clash. On y sent du reggae, du punk, du rock, du jazz, un peu de r'n'b, du blues...
19 chansons alignées telles 19 coups de pieds au cul qu'on se prend à la suite. Mick Jones prend parfois le micro ('Lost in the supermark', 'Train in vain') et Paul Simonon aussi pour l'excellent 'Guns of Brixton' avec un son de basse énorme sur un rythme reggae.

Une fois de plus, Strummer sort des textes engagés et ce dès la première piste, 'London Calling'. On peut aussi citer le texte de 'Death or Glory', perle de cynisme et d'humour avec son fameux 'but I believe in this and was tested by reseach, he who fucks nuns will later join the church'.

Aujourd'hui encore, à la réécoute, l'album provoque des frissons, donne envie de se lancer dans un pogo déchainé.
Presque 30 ans plus tard, la musique des Clash est encore bien vivante. Bien plus que celle de certaisn groupes actuels (non, je ne citerai pas de noms. Ils sont bien trop faciles à trouver).

L'album a été élu par le magazine Rolling Stone US 'Meilleur album des 80's'. Un peu bizarre vu qu'il est sorti en 79, mais tant pis. De toutes façons vu ce qui sorti durant les 80's, il n'y avait pas énormément de choix.

Une édition spéciale 25ème anniversaire est sortie il y a quelques temps. Elle contient l'album, plus un CD issu des répétitions et un DVD contenant une vidéo des répétitions, un mini documentaire sur la création de l'album et 3 clips.
Un très bon cadeau de noël.
Mais qu'importe la version, cet album est un indispensable.

# Gepost op vrijdag 08 december 2006, 08u01